mercredi, juin 15, 2005

Bonne fête école Arc-en-Ciel

Oromocto est une ville vraiment tout ce qu'il y a de plus militaire. Baraque, subway, Kfc, Mcdo et autres mochetés tapissent l'espace urbain. Mais attention, il y a un superbe court de golf et une école francophone. Nous étions invités hier à faire la couverture des événements entourant l'anniversaire de cette école. 30 ans, ça se fête! Ils disent et ils ont raison.

C'était vraiment particulier de voir ces petits bouts s'animer et vivre en français parce que "ça leur plaît " dans un bout de pays assez anglophone. Il y a une résistance ici qui surpasse ce que je m'attendais à voir. Pour continuer à vivre en français par ici il faut l'audace des ancêtres, la fronde et la nécessité d'exister tel qu'on est, qu'on a été et qu'on sera.

Mais cette bulle de francophonie est, pour l'instant, fermée sur elle-même. Ça passe même dans l'architecture des bâtiments... malgré que l'école Arc-en-ciel n'est pas construite autant comme un château fort que le centre sainte-Anne. Le centre me fait un peu penser au village gaulois dans ses fortifications. Ou à la fille qui s'habille tout en gris pour passer incognito. Un mélange des deux, quoi.

Je m'écarte du sujet. L'idée était en fait que c'était émouvant de voir ces enfants. Pas juste parce qu'ils étaient francophones... mais surtout parce qu'ils vivent dans des conditions de plus en plus rares pour ce qui est de l'enseignement. Ils sont peu nombreux par classe, les enfants vivent pas mal en harmonie les uns avec les autres et ne sont pas encouragés à disparaître. Peut-être cette dernière affirmation est-elle quelque peu incompréhensible... en gros ce que ça veut dire, c'est que ça m'a donné l'impression que les enfants avaient le droit d'être expressifs et uniques... les élèves ne riaient pas des différences et des mauvais coups des autres. L'harmonie, le respect et la discipline ont du bon et les enfants que j'ai vus là, que je vois ici, sont fiers et heureux.