mercredi, juin 08, 2005

Subway et lilas

Faire la file au subway est une expérience inspirante quand on s'y pointe sur l'heure du dîner en même temps qu'une foule d'adolescents et d'adolescentes affamés et bruyants. C'est presque comme être dans un poulailler. Ça caquette et ça rit. L'ébullition d'hormones passe dans une sorte d'effervescence brute.

Hier, un orage. Mon premier de la saison. J'adore toujours entendre le grondement du tonnerre se rapprocher. Sentir une tempête monter. La fine est venue rapidement. Ça a duré à peine quelques minutes. La pluie a libéré des parfums dans l'air. Un mélange de lilas et de conifères. Cette combinaison d'odeurs m'a amenée à vouloir sortir y respirer de plus près.

La rue Canterbury n'a rien d'exotique, mais elle mène à un parc, une école et un dépanneur. Sur le chemin de l'aller, j'ai observé les arbres desquels parvenaient toutes les effluves qui flottaient dans l'air. Les arbres sont immenses ici et beaucoup de citoyens ont planté des lilas. Il y en a de toutes les couleurs et ils sont gigantesques. C'en est presque de l'abus. D'autres arbres à fleurs sont ici présents en abondance (pommiers, cerisiers). Pour ce qui est des conifères, ils sont en plein bourgeonnement. Les pousses tendres aux branches des mélèzes ont la texture du caoutchouc. Les pins commencent à produire leurs cocottes.

À la fin de la promenade, le soleil commençait à poindre à travers les nuages gris tout en se couchant. Il y avait une superbe lumière jaune qui donnait envie de partir en forêt et de regarder le soleil se coucher.

Je me souhaite de la chance...