mardi, juin 21, 2005

Le Broadway

Grand-Sault est une ville qu'on dirait d'un autre temps. Je dis ça par rapport à l'architecture que à l'ambiance générale qui y règne.

Si les villes avaient des âmes, Grand-Sault serait vraiment pâle. Heureusement la chute sauve un peu la face de la ville mais pas tout à fait puisque elle est contrôlée par un barrage. L'eau qui en coule est jaune... Un peu décevant. Je vais essayé de mettre des images de ça bientôt. En attendant: http://www.grandfalls.com/francais/galerie.html

Nous sommes arrivés dans la pluie et le terrain de camping n'était même pas ouvert. Nous avons donc dormi (11 personnes) dans un 3 et demi. Lisa, la fille qui nous avait offert le gîte, s'est vue envahie par une troupe de gais lurons et nous l'avons kidnappée pour sortir dans les bars locaux.

Lisa ne cessait de nous dire:"Il faut que je me fasse des amis, je viens d'arriver dans cette ville... tenez-vous tranquilles". Le problème c'est que le bar que nous avons choisi pour la soirée n'était pas du genre à se faire de bons amis: Le Broadway.

Le Broadway est un bar séparé en deux: d'un côté, une porte ouvre sur un bar de danseuses, de l'autre c'est un meat market dans lequel les transactions illégales sont à peine cachées... Y'a du va-et-vient de tout les genres dans les toilettes... disons...

Notre groupe n'est pas passé incognito puisque, comme dans tout bar de petites villes, tout le monde connaît tout le monde sauf le groupe d'étrangers qui débarque.

Observations de la "cruise" locale (encore une fois): Les gars célibataires du Nouveau-Brunswick sont tellement démonstratifs... Que voulez-vous si j'en parle... À deux h du mat les gars essaye de se ramasser n'importe quelle fille... Les filles paradent à -10 (parce qu'il faisait frette) en petites camisoles stretch... Ça parle fort... Ça marche pas tout droit.

Nous ne faisions pas exception. Sommes tous retournés dans le 3 et demi... Sauf moi, parce que "j'ai couché dans mon char..."